À PROPOS

Cédric Tanguy est représenté par la galerie AEROPLASTICS Contemporary, Bruxelles.

 

Cédric Tanguy, artiste contemporain pluridisciplinaire et atypique, reconnu comme un plasticien virtuose de la transfiguration, passe de la vidéo et du cinéma à la photographie, de la performance à l'installation, en déployant son oeuvre au travers d'allures fantastiques.

 

Plusieurs expositions lui ont été consacrées sur la scène nationale et internationale de la création contemporaine : à Marseille « Hades Park » (Triangle, Friches de la Belle de Mai), à Nantes « Tanguy & la Biscuiterie » (Lieu Unique), à Paris « Mehdusine (2) » (Galerie Rabouan Moussion), « Golden Ice » (Galerie Helenbeck), à Nice « Il était une crise de foi » (Galerie Sandrine Mons), à Lyon (Galerie Métropolis), à Dieppe « Faune au Fort » (Musée de Dieppe), à Sètes « Rêver c'est gagner » (Centre Régional d'Art contemporain du Languedoc-Roussillon), en Poitou-Charentes « Mehdusine » (Rurart, centre d'art contemporain)… La ville de Mers-les-Bains lui a commandé 2 années de suite plus d'une soixante-dizaine d'œuvres en tout. Il a aussi été convié à de nombreuses expositions de groupe, à New York (Feigen Contemporary), à Montréal (Joyce Yahouda Gallery), à Essen en Allemagne (Galerie 20.21). Il continu à être invité à chaque biennale de l'Union Méditerranéenne de l'Art Moderne…

 

Il est représenté par l'une des galeries les plus réputées de Belgique à Bruxelles (Galerie aeroplastics contemporary). Via aeroplastics, Cédric Tanguy a été montré dans plusieurs foires internationales d'Art contemporain (Art Brussels, Art Rotterdam...).

 

Artiste breton né à Vannes, après un bac littéraire, fait ses deux premières années d'études à l'école des Beaux-Arts de Lorient. Il est diplômé de l'école de Beaux-Arts de Nantes et reçu au post-diplôme de l'école des Beaux-Arts de Marseille. Il enchaîne les invitations en résidences d'artistes et autres expositions dans le sud de la France (Le Château de la Napoule, le 3 bis F d'Aix-en-Provence, le Logoscope de Monaco, Les Ateliers d'artistes de la ville de Marseille, Le MAMAC de Nice, le Château Grimaldi de Cagnes-sur-Mer, la Chapelle des pénitents blancs à Vence...).  Cédric Tanguy s'installe sur la Côte d'Azur durant une dizaine d'années.

En 2007, il pose le pied à Dieppe pour la première fois, convié à exposer lors du 18ème mois de l'image, sur le thème " Les excentriques, stratégie de parade ". Son passage est remarqué puisqu'en 2011 l'association dieppoise Ciné Deep lui propose de commencer à réaliser son court-métrage Mehdusine. Finalement l'artiste quitte les Alpes-Maritimes en 2012 pour venir s'installer en Seine-Maritime. Il met en scène les cérémonies d'ouverture et de clôture du festival du film canadien de Dieppe et en crée ses visuels. Toutes ces aventures le poussent à co-réaliser son premier long-métrage avec Nicolas Bellenchombre (fondateur du festival de Dieppe). 2017 est l'année de post-production de ce road-movie western social contemporain intitulé " Cowboy Camembert ", présenté en sélection officielle dans différents festivals (Rohde Island aux USA, Mannheim, Heidelberg, Tübingen, Stuttgart en Allemagne...). En 2018, il devient le co-fondateur et directeur artistique du festival du film des villes soeurs (Le Tréport, Mers-les-Bains, Eu), mode, costume & cinéma.

 

Cédric Tanguy crée et triture des images de tableaux retravaillés par des logiciels informatiques. Numériques, surréalistes, provoc', baroques, parodiques, mêlant bestialité et esthétique, ses photo-montages forment un imaginaire décadent sorti tout droit du cerveau à ciel ouvert du personnage extravagant qu'il incarne.

Son œuvre picturale tangue entre pulsions de vie, de mort (thème de la guerre, armes, dégénérescence, culte du corps, religiosité...) et mégalomanie (autoportraits, fresques gigantesques...), le tout, parfois dans un esprit volontairement tarte à la crème, et un second degré bien marqué! C’est un personnage singulier, étrange, pessimiste et cynique à la fois, manipulant l’humour noir, et chez qui le mariage entre réalité et fiction reste le principe fondateur d'une mythologie bien personnelle.

Il faut voir toute son oeuvre interpicturale comme un " palimpseste sous synchrotron ", comme si, par exemple, en déchirant une tapisserie de chambre d'ado on y découvrait en sous-couche des peintures rupestres.
Cédric Tanguy n'a de cesse de dynamiter l'identité, d'équarrir son époque en l'envoyant parfois se faire voir dans la machine à " démonter " le temps. Son pêché mignon consiste à confronter l'oeuvre d'art historique, sa durée classique avec le temps informatique compressé. Les grands maîtres d'hier peuvent être "samplés" par un " Pics Jockey ". Et en un clic sur la touche " copier-créer " le bug artistique peut commencer. Les pistes se brouillent, mais jamais par hasard. Pourquoi celui qui a baigné dans la culture du supermarché s'en priverait-il? S'accaparant les icônes comme le fit jadis Warhol, Tanguy lui, les détrône en les égarant dans une forêt pétrifiée de pixels. Bienvenus dans le labyrinthique lupanar du virtuel où lyrique et pathétique font bon ménage!